mar 30 2008

« Pékin 2008 » : Pourquoi ?

À un peu plus de quatre mois des jeux olympiques de Pékin, la Chine intensifie sa répression et continue, malgré ses promesses au CIO, de bafouer les droits de l’Homme. La liberté n’existe pas dans cette dictature communiste qui contrôle tous les médias : télé, radio, journaux, internet. Les sanctions sont terribles, les conditions d’incarcération inhumaines, alors que les chefs d’accusation sont grotesques et hyperboliques. La presse est limitée, instrumentalisée à des fins de propagande ; Internet est censuré, bridé par un immense pare-feu ; c’est donc dans le silence que le régime de Hu Jintao opprime le Tibet, exploite et tue.
Dans cet enfer, pourtant, doivent se dérouler les prochains jeux olympiques. Ce rassemblement pacifique aura lieu dans une prison gigantesque, une cité interdite des plus liberticides.

Une presse muselée

La presse n’est pas libre ; elle est contrainte de taire les sujets qui fâchent. Tout ce qui concerne les minorités, la liberté et Falungong doit être passé sous silence. Chaque matin, les journalistes de la chaîne gouvernementale reçoivent sur leurs ordinateurs les sujets délicats et ceux dont ils ne doivent pas parler ; déroger à la règle revient à s’exposer à de lourdes peines.
Depuis août 2007, il est même interdit aux journalistes de « fabriquer et diffuser de fausses nouvelles sur les accidents et les désastre » ; ceux-ci doivent donc attendre un communiqué de l’agence gouvernementale Xinhua pour écrire leurs articles sur les catastrophes, les accidents et les troubles à l’ordre publique.
Presse, télé, radio : tout n’est que propagande.

Internet censuré

Le Web est contrôlé et censuré par des milliers de cybercenseur et de cyberpoliciers. Le pouvoir chinois surveille blogs et forums, n’hésitant pas à les bloquer et à interpeller leurs auteurs et participants. Les sites sont filtrés, certains interdits. Trois tibétains, parce qu’ils ont mis en ligne des photos d’une manifestation de nomades tibétains, ont été condamné à 3 à 10 ans de prisons pour « Espionnage pour le compte d’organisations étrangères mettant en danger la sécurité de l’État ».
Le Bureau de gestion de l’information sur Internet envoie chaque jour ses directives aux sites, afin qu’il ne parlent pas ou plus des sujets qui fâchent et qu’ils s’attardent plus sur ceux qui font l’éloge du gouvernement.
Heureusement, puisqu’Internet est international, il est difficile à censurer, ce qui offre aux dissidents chinois un média un peu plus libre, mais toujours aussi dangereux.

Une justice inhumaine

La justice, intransigeante et corrompue, envoie les directeurs de journaux plus libres et les cyberdissidents en prisons, dans les mêmes cellules que des criminels. Les conditions d’incarcération sont inhumaines. Les premiers mois, Pékin fait tout pour faire craquer les détenus, les gardiens sont violents, certains journalistes sont roués de coups. De plus, ils ne peuvent voir leur proche que très rarement, à travers une vitre, parlant avec eux grâce à des téléphones sur écoute. Dans ces mornes bagnes, point de soins : le cyberdissident Guo Qizhen, qui avait une jambe brisée lors de son arrestation, n’a jamais bénéficié d’un suivi médical adaptés. En plus de ça, la justice chinoise tue. La condamnation à mort est encore largement utilisée et les « coupables » ainsi exécutés fournissent 95% des organes greffés du pays.

Une région opprimée

La Chine revendique le Tibet et l’asservit. Les tibétains, devenus minoritaires par rapport aux chinois dans leur propre province, ne sont plus libres de pratiquer leur religion. Les manifestations, pourtant pacifiques, des moines sont durement réprimées. Le gouvernement du Tibet est ainsi contraint à l’exil et Pékin refuse pour le moment tout dialogue avec le Dalai Lama.

De l’art et la manière…

Malgré cela, je ne suis pas favorable à un boycott des Jeux ; le sport ne doit pas être mêlé à la politique. Cependant, je trouve inconcevable de laisser ces olympiades se dérouler sans réagir ; cela reviendrait à approuver la Chine, à tolérer ses atrocités. La proposition de Reporters Sans Frontières aux chefs d’États de boycotter la cérémonie d’ouverture est une bonne idée, mais il faut aussi et surtout informer ; mettre au courant le monde de la situation en Chine et au Tibet. La Chine continuera malheureusement d’être une dictature après les JO, il ne faut pas l’oublier : les médias en parlent peut-être aujourd’hui, mais l’année prochaine ils n’en parleront plus, même si la situation demeure la même.
D’autre part, il ne faut pas perdre de vue que partout dans le monde les droits de l’homme sont bafoués tous les jours, à chaque instant, et qu’il n’y a pas de gradation dans l’horreur : la situation chinoise n’est pas moins importante que celle, par exemple, de l’Iran ou de l’Irak, mais ne vaut-il pas mieux combattre certaines de ces dictature plutôt que de ne rien faire sous prétexte qu’on en oublierait ?
La défense des libertés et des droits de l’homme doit paraître d’une naïveté affligeante à qui n’aime pas l’Humanité. Cependant, ce n’est pas mon cas.


mar 22 2008

« Le Gibbon est mort ce soir »

Ça y est, je suis passé à Hardy ! Et ce fut d’une simplicité exemplaire…
J’ai profité de l’occasion pour faire une réinstallation complète.

hardy

Le live CD d’Hardy démarre sans souci, on remarque que le menu de boot a été amélioré. Le -long- chargement se passe normalement et j’arrive sur le bureau, où je découvre le sublime wallpaper. Petite déception : le son ne fonctionne pas (sans doute à cause du nouveau serveur de son). En regardant rapidement les menus, on voit que le thème par défaut a été un peu modifié (dans le bon sens), par contre les effets 3D normaux sont activés par défaut sur le live CD et j’ai du les désactiver (problèmes d’affichage, puisque le pilote proprio pour qu’ils marchent avec ma carte ATI n’est pas, lui, sur le CD…). Après ce petit désagrément, et avant d’installer, je veux m’assurer que j’arriverais bien à configurer ma connexion wifi. Ma clé (Thompson wlg 1500a, celle vendue avec ma livebox) a besoin de ndiswrapper pour fonctionner, or ndiswrapper n’est pas livré avec Hardy (il est dans les dépôts par contre, mais sans le net ça va être dur de le trouver ;) ). J’avais prévu le coup : j’ai mis sur mon disque dur externe les paquets ndiswrapper-common et ndiswrapper-utils-1.9, ainsi que les pilotes. En suivant la manip décrite ici, tout fonctionne parfaitement. Je passe donc à l’installation !
Aucune modification profonde d’Ubiquity (un résumé dans la LHU 79), l’installation se passe donc sans problème, je reboot. J’arrive sur l’écran deconnexion, là aussi le design a changé, et je me connecte…

Cette nouvelle version est impressionnante, et d’une stabilité remarquable (ce n’est qu’une bêta !). À part l’absence de son, je n’ai aucun problème à signaler, si ce n’est un petit bug dans l’applet de météo, près de l’heure ;

meteo

Bref, que du bonheur !

Edit : Le son marche !


mar 19 2008

Une « Ubuntu Party » à Sarrebourg ?

Ubuntu Party

Tu habites Sarrebourg ? Tu es fan des logiciels libres ? Tu es un Ubuntero convaincu ?

Ça tombe bien, puisque nous sommes en train d’essayer d’organiser une Ubuntu Party sur Sarrebourg. Si vous n’habitez pas loin, et que vous voulez nous aider, vous êtes les bienvenus. Prenez contact avec l’un de nous, par email, jabber, ou manifestez vous au travers de notre wiki.


mar 14 2008

Cherchez l’erreur…

#! /usr/bin/env python
# -*- coding: utf-8 -*-

# Initialisation de deux listes apparemment identiques…
liste1 = [[0,0,0],[0,0,0],[0,0,0],[0,0,0]]
liste2 = 4*[3*[0]]

# Ces deux listes sont effectivement identiques ;
print liste1 == liste2 # Renvoie True

# Mais leur comportement est loin d’être le même…
liste1[1][2] = 1 # Ce qui donne : [[0,0,0],[0,0,1],[0,0,0],[0,0,0]]
liste2[1][2] = 1 # Alors qu’ici : [[0,0,1],[0,0,1],[0,0,1],[0,0,1]]

print liste1 == liste2 # Renvoie False

En fait, dans le deuxième cas, on crée quatre copies de la même liste. La modification de l’une de ces copies entraîne logiquement la modification de toutes les copies. Comment faire alors ? Il existe une solution élégante, la compréhension de liste ;

#! /usr/bin/env python
# -*- coding: utf-8 -*-

liste3 = [3*[0] for _ in range(4)]
liste3[1][2] = 1 # Donne [[0,0,0],[0,0,1],[0,0,0],[0,0,0]]


mar 8 2008

Hardy Alpha 6

L’Alpha 6 d’Hardy Heron (normalement la dernière) est sortie avant-hier, l’occasion pour moi de résumer les nouveautés qu’apportera cette future LTS.

X.org 7.3

X.org, le célèbre serveur X libre, est inclus en version 7.3. Hardy propose un nouveau gestionnaire de résolutions d’écrans qui permet de modifier la résolution (oui, oui), le taux de rafraîchissement et la rotation de plusieurs écrans.

PulseAudio

Hardy inclura un nouveau serveur de son, plus performant : PulseAudio. Quelques applications, qui n’appartiennent pas au projet GNOME, n’ont pas encore été correctement configurées pour cela. De plus, les outils de gestion du volume ne sont pas encore intégrés. PulseAudio permet, entre autre, de régler le volume de chaque application. Il peut supporter plusieurs sources et périphériques de sortie.

PolicyKit

La sécurité sera renforcée dans Hardy grâce à PolicyKit. Ce « système » se veut être le successeur de gksudo. À l’heure actuelle, l’utilisateur qui veut lancer une application d’administration, comme le gestionnaire de réseaux (Systèmes, Administration, Réseau), doit auparavant entrer son mot de passe (s’il est faux, l’application ne s’ouvre pas). Cela veut aussi dire qu’une fois le mot de passe accepté, c’est toute l’application qui est lancée avec les privilèges administrateur. Avec PolicyKit, un simple utilisateur pourra lancer l’application, les actions précises de cette application qui nécessitent les droits root étant « bridées ». Il faudra, par exemple, cliquer sur un bouton, qui demandera le mot de passe, pour les « débloquer ». Il sera aussi plus simple de configurer les permissions des différents utilisateurs, tout ça pour une sécurité encore plus accrue.

Firefox 3

Pour le moment disponible en bêta 3, Firefox, le célèbre navigateur open-source, sera inclus en version 3. Outre une meilleure intégrations dans l’environnement de bureau, la nouvelle mouture de Mozilla passera le test Acid2 (censé vérifier l’implémentation des standards du web). Parmi les nombreuses améliorations, on peut remarquer une évolution de la barre d’adresse, un renforcement de la sécurité et amélioration de la vitesse d’affichage des sites. À noter aussi la modification de la gestion des favoris.

GVFS

Autre point important de la future version : l’intégration de GVFS, qui remplacera Gnome-VFS. C’est un système de fichiers virtuel (couche logicielle du noyau permettant de faire coexister plusieurs système de fichiers ensemble de façon transparente pour le programme) qui utilise le logiciel de communication inter-processus D-Bus. Cette nouveauté devrait de plus améliorer les performances.
GVFS est utilisé, notamment, par Nautilus, qui est disponible en version 2.21.6 dans l’Alpha 6.

Et pour quelques logiciels de plus…

Hardy intégrera, et c’est une nouveauté, le célèbre client BitTorrent Transmission. Ce client s’intégrera bien dans GNOME grâce à son interface GTK ; il remplacera le client GNOME par défaut.
Pour continuer dans la nouveauté, la prochaine version d’Ubuntu proposera Vinagre, un client VNC, successeur de xvnc4viewer. VNC permet de prendre le contrôle d’une machine à distance afin de l’administrer ou de la réparer. Ce nouveau client permet à l’utilisateur de se connecter à plusieurs serveurs VNC en même temps, et donc de voir plusieurs machines à la fois.
Brasero, pour sa part, remplacera Serpentine : ce logiciel de gravure sera installé par défaut dans Hardy Heron.

Et le reste s’améliore !

En plus de toutes ces joyeusetés, Hardy apporte, comme toutes les nouvelles versions, son lot de détails, futiles ou utiles. Parmi ceux-ci on remarque une « extension » du calendrier GNOME, le World Clock Applet, qui propose la date, l’heure et la météo à divers endroits du monde, tout ça entièrement paramétrable.
L’onglet « Ressources » du GNOME System Monitor, toujours disponible sous Hardy, a quant à lui été amélioré, avec des graphiques Cairo plus fluides.

Ubuntu continue de surprendre et d’innover avec cette version qui n’en est qu’au stade de l’alpha, bien qu’elle soit déjà d’une remarquable stabilité. L’impatience grandit au fil des jours ; les ubunteros et les les fans de logiciels libres en général ont hâte d’être le 24 avril, date prévue pour la sortie de cette version 8.04 LTS, mieux connue sous son doux nom d’Hardy Heron.