juil 8 2008

Écran noir avec Stellarium sous Hardy

StellariumStellarium est un logiciel de planétarium libre proposant une magnifique vue de l’infiniment grand, disponible dans les dépôts Ubuntu Hardy en version 0.9.1-2. Cette version comporte malheureusement un petit bug qui empêche toute visualisation, avec mon environnement en tout cas (et je ne suis pas le seul !), rendant le logiciel complètement inutilisable. Le problème est connu depuis quelques mois maintenant (il a d’aileurs fait l’objet d’un rapport de bug Debian), et Heine Larsen a même déjà proposé un patch, qui fonctionne. Le patch en question a été appliqué à partir de la version Debian 0.9.1-3 de Stellarium, or comme je l’ai dit juste avant, la version disponible avec Hardy est la 0.9.1-2… La version 0.9.1-3 a été disponible sous Intrepid (la version de développement d’Ubuntu), avant d’être remplacée par la version 0.9.1-4, elle aussi patchée. Il reste donc deux solution : attendre la sortie d’Intrepid Ibex (en octobre), ou bricoler !
Me retrouvant confronté à ce problème, j’ai tenté l’installation de la version de Stellarium actuellement disponible sur Intrepid (la 0.9.1-4, donc), sans rencontrer le moindre souci : je peux donc à nouveau profiter de ce petit bijou visuel.
En attendant un éventuel backport de la version 0.9.1-4 de Stellarium de Intrepid vers Hardy, il est donc possible de télécharger et d’installer manuellement la version d’Intrepid qui fonctionne parfaitement sous Hardy.

Installer les paquets Stellarium d’Intrepid

Stellarium se compose de deux paquets. Le premier, stellarium-data, contient les données et n’est pas propre à une architecture (c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un paquet, que vous ayez une architecture i386 ou une architecture amd64). Le second paquet, stellarium, existe lui en deux versions, pour les architectures i386 ou les architectures amd64.

  1. Désinstallez, s’ils ne le sont pas déjà, les paquets stellarium et stellarium-data (en passant pas Synaptic par exemple) ;
  2. Téléchargez le paquet stellarium-data_0.9.1-4_all.deb :

    wget http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/pool/universe/s/stellarium/stellarium-data_0.9.1-4_all.deb

    • Si vous avez une architecture i386, téléchargez le paquet stellarium_0.9.1-4_i386.deb :

      wget http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/pool/universe/s/stellarium/stellarium_0.9.1-4_i386.deb

    • Si vous avez une architecture amd64, téléchargez le paquet stellarium_0.9.1-4_amd64.deb (je ne l’ai pas testé) :

      wget http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/pool/universe/s/stellarium/stellarium_0.9.1-4_amd64.deb

  3. Installez le paquet stellarium-data puis le paquet stellarium,
    • Pour les architectures i386 :

      sudo dpkg -i stellarium-data_0.9.1-4_all.deb stellarium_0.9.1-4_i386.deb

    • Pour les architectures amd64 :

      sudo dpkg -i stellarium-data_0.9.1-4_all.deb stellarium_0.9.1-4_amd64.deb

  4. Voilà, vous pouvez de nouveau utiliser Stellarium !

Comme d’habitude, faites attention, je vous rappelle qu’il est fortement déconseillé d’installer des paquets ne provenant pas des dépôts ! ;)

26/07/2008 : Pour faire moins barbare, il existe un logiciel prévu pour faire ce genre de choses : Prevu ! ;)


juil 4 2008

Typographie : bons usages versus prise en charge.

La langue française est belle. Et elle l’est encore plus quand les règles typographiques sont respectées ! Je vous épargnerais les guillemets (qui doivent être « français » et non “anglais”), j’éviterais les noms de lieux (où l’exception semble être la règle), tout ça pour ne m’intéresser qu’à un seul mais bien riche point (sans jeu de mot !) : les espaces. Comme un bon nombre de personnes, vous songez sans doute qu’il n’y a qu’une espace, celle que vous obtenez en appuyant, justement, sur la barre d’espace. Eh bien je suis au regret de vous apprendre l’inverse.

Les différentes espaces

L’espace entre deux mots, celle que vous obtenez grâce à la barre d’espace donc, est appelée fort ingénieusement espace mots, ou espace justifiante lorsqu’il s’agit d’un texte justifié (ce qui est sensé être toujours le cas). Elle a pour code Unicode U+0020 et sa largeur est calculée automatiquement par l’ordinateur. Elle est quoiqu’il arrive sécable.
Exemple : Logiciel libre

On trouve ensuite l’espace insécable (U+00A0 en Unicode), identique à l’espace justifiante, sauf qu’elle est insécable (comme son nom l’indique fort bien !) et que sa largeur est fixe . Elle sera donc utilisée pour éviter un retour à la ligne disgracieux (entre « M. » et « Dupont » dans « M. Dupont » par exemple).
Entité HTML :  
Exemple : Logiciel libre

Vient enfin l’espace fine insécable (En Unicode, U+202F), qui a elle aussi une largeur fixe, mais inférieure à celle de l’espace insécable. C’est elle qui est sensé précéder les doubles ponctuations sauf le double point. On peut cependant rencontrer des problèmes de prises en charge de cette espace.
Entité HTML :  
Exemple : Logiciellibre

Voici un petit tableau récapitulatif des espaces précédant et succédant une ponctuation :

caractère avant le caractère après le caractère
double point espace mots insécable espace justifiante
point virgule espace fine insécable espace justifiante
point d’exclamation espace fine insécable espace justifiante
point d’interrogation espace fine insécable espace justifiante
virgule pas d’espace espace justifiante
apostrophe pas d’espace pas d’espace
points de suspension pas d’espace espace justifiante
point pas d’espace espace justifiante
guillemet ouvrant espace justifiante espace mots insécable
guillemet fermant espace mots insécable espace justifiante
parenthèse & crochet ouvrants espace justifiante pas d’espace
parenthèse & crochet fermants pas d’espace espace justifiante
tiret espace justifiante espace justifiante

À titre d’exemple, voilà un petit texte où les espacements sont justes (si tant est qu’ils soient pris en charge par le navigateur !) :

La typographie est l’art d’assembler des caractères mobiles afin de créer des mots et des phrases. Vous vous demandez qui l’a mise au point ? Il s’agit du très célèbre Gutenberg ! En fait, il n’a pas inventé l’imprimerie à caractères mobiles mais les caractères en plomb… Les caractères typographiques sont d’abord réunis en familles : romain, à empattements, fantaisie, etc. Il sont ensuite réunis en polices, comme Arial, Garamond, Times ou Helvetica. Et ce n’est pas tout ! Ils sont finalement regroupés en fontes (corps, gras, italique). Ils sont distribués dans des tiroirs à cases appelés casses ; chaque case s’appelle le cassetin. L’utilisation des caractères typographiques dans un but artistique est ancienne ; elle a été renouvelée au XXe siècle par le graphisme.

Lorsque l’espace fine insécable n’est pas prise en charge ou qu’elle n’est pas accessible, il est souvent recommandé de la remplacer par une espace mots insécable. Lorsque c’est l’espace mots insécable qui est inaccessible, on utilise soit une espace mots simple (au risque de se retrouver avec un horrible retour à la ligne), soit pas d’espace du tout (c’est moins beau, mais c’est moins risqué aussi !).