22 novembre, petite histoire…
Samedi 22 novembre, notre Ubuntu Party a connu un vif succès. Retour sur ses origines et son déroulement…
Née du hasard, cette Ubuntu Party l’est sûrement. En fait, tout a commencé en mars dernier. À l’époque, j’étais en seconde ; ça a son importance puisque je suis entré en contact avec Patrice par l’intermédiaire de mon prof de physique d’alors (un alors malheureusement fini). Un Ubuntero dans les environs de Sarrebourg ? Sur le coup, j’avoue, ça fait presque un choque. D’autres personnes qui utilisent Ubuntu, qui savent ce qu’est un « logiciel libre » (voire un logiciel tout court, d’ailleurs), ici, à Sarrebourg, ni tout à fait la France, ni tout à fait l’Allemagne, je n’avais jamais songé que ça puisse exister. Toujours est-il que le 16 mars, je reçois le premier mail d’une longue série (pas encore finie, pour tout vous dire), au sujet plus qu’évocateur : « ubuntu party ». Le mot est lâché. La jour même, je répond. C’est fou ce qu’on se sent moins seul, d’un coup, mais je n’étais pas encore au bout de mes surprises. Dans la foulée, je met en place un wiki, puis un forum sur ce serveur même. Le 15 mars nous étions seuls. Le 16, nous sommes deux. De son côté, Patrice poste un message clé sur le forum Ubuntu-fr, et bien vite nous nous décuplâmes. Trouver une salle fut le premier réel problème. Patrice s’en est chargé. En fin de compte, à force de réunions plus ou moins utiles, où nous étions plus ou moins nombreux, nous sommes parvenus à nous faire une idée de l’évènement. Au fil du temps, l’équipe fluctue, prend forme. Un constat s’impose très vite ; nous ne sommes pas assez nombreux. Mais ici, n’est-il pas déjà miraculeux de pouvoir réunir une demi-douzaines d’adeptes du libre ? Cela suffira, pensions nous alors ; cela devra suffire.
Début novembre, les affiches sortent de l’imprimerie, le 12 elles envahissent la ville et ses alentours. La machine est lancée, la date est fixée, la salle est réservée depuis longtemps. Deux inconnues demeurent : le nombre de visiteurs, et le nombre d’organisateurs. La première est normale, la deuxième angoissante. Aux derniers comptes, nous sommes sept. Durant la soirée du vendredi 21 novembre, moi et patrices entamons la préparation de la salle, aidés de son frère. Quand je rentre chez moi, à vingt-deux heures trente, je suis dans le flou le plus total. Tout n’est pas prêt et dans onze heures et demi, les premiers visiteurs arriveront peut-être.
Quand j’arrive, le lendemain matin, à huit heures, le centre culturel est désert ou presque. Patrice y est déjà, mais nous ne sommes que deux. Au compte-gouttes, Yves, Steve, Ludovic et Didier arrivent. Finalement, nous sommes six, six ubunteros occupés en quasi-continu durant tout cette journée à expliquer, montrer, et répondre aux questions. Didier, qui nous apporte une quantité phénoménale de matériel, sauve sans doute notre journée car il pourra graver des CD. En effet, nous n’avons pas reçu les CD d’Ubuntu francisés envoyés par Ubuntu-fr à temps. C’était du moins ce que nous pensions, car le paquet tant attendu est en fait venu à onze heures, miraculeusement serais-je tenté de dire.
À dix heures, tout semble prêt ; un rouleau de scotch traine encore sur une table, quelques câbles restent à brancher, mais globalement tout fonctionne, et heureusement car à l’heure pile, un premier visiteur rentre dans la salle. Il est suivi de deux ou trois personnes. Puis d’une autre. Et encore une autre. Très vite, la salle se remplit de monde. Alors que j’explique à une dame l’origine et la nature des logiciels libres, Patrice montre à un autre homme le fonctionnement d’Ubuntu sur l’un des nombreux PC mis en place par nos soins (qui ont à peine suffit devant une affluence à laquelle nous ne nous attendions vraiment pas). La foule des visiteurs est hétéroclite (remarquez, nous le sommes tout autant !) ; connaisseurs, débutants, ubunteros, windowsiens, jeunes, personnes âgées, blancs, noirs, hommes, femmes : ce n’est pas un remake du discours d’Obama mais la plus stricte des réalités.
Entre midi, un peu de répit : c’est l’heure des premiers constats. Tout d’abord, notre vendeur de gâteaux (qui n’est autre que le prof de physique du début, la boucle est bouclée) en mange plus qu’il n’en vend ! Plus sérieusement, nous sommes tous autant étonnés : nous ne pensions pas voir défiler autant de monde.
Le casse-croûte est à peine fini que de nouveaux visiteurs arrivent, sonnant le début d’une nouvelle après-midi marathon, tout aussi dense que le matinée. Vers dix-sept heures, heure de fin prévue, il reste encore deux ou trois personnes. Dès leur départ, nous commençons le rangement de la salle.
Le bilan de la journée est clairement positif, la fréquentation et l’intérêt des gens nous ont vraiment surpris. Nous remettrons sans doute ça dans six ou sept mois, pour la sortie de la version 9.04 d’Ubuntu, en espérant être rejoints d’ici là par d’autres ubunteros (parce qu’à six, c’était juste).
Vient l’heure des remerciements :
Je remercie donc Patrice, véritable fédérateur qui a vraiment donné beaucoup de temps et d’énergie dans ce projet, et Didier (même s’il fait des sites pas aux normes), qui m’a permis de rentrer en contact avec lui. Je remercie bien sûr Steve, Ludovic, Didier (oui, un deuxième) et Yves pour nous avoir aidé à organiser et à animer cette journée, ainsi que l’ensemble des personnes qui sont venues et qui se sont intéressées aux logiciels libres pour leurs visites.
Voilà donc un peu l’histoire et le bilan de l’Ubuntu party sarrebourgeoise du 22 novembre, véritable réussite.
Rendez-vous dans six mois !
D’autres infos, des photos, … sur le site http://www.ubuntu-sarrebourg.org/.


