jan 19 2009

Stop software patents : non aux brevets logiciels

stopsoftwarepatents.eu petition banner

Bref billet pour vous signaler que l’April encourage aujourd’hui ses membres à signer la pétition pour stopper les brevets logiciels en Europe, http://stopsoftwarepatents.eu/, après l’avoir elle-même signée. J’enjoins donc tous les amateurs, les défenseurs et les utilisateurs de logiciels libres à signer eux aussi cette pétition. Les brevets logiciels sont en effet une réelle menace pour les logiciels libres, qui sont d’ailleurs déjà protégés par le droit d’auteur. Outre un frein à l’innovation, ils sont un réel risque pour les PME et ne sont, en fin de compte, qu’une arme offertes aux grandes entreprises pour tuer la concurrence.
Plus d’infos sur la position de l’April concernant les brevets logiciels à cette adresse.


jan 17 2009

Faut-il encore faire confiance à Google ?

La célèbre entreprise californienne n’échappe pas à la crise. Après avoir annoncé la fermeture d’une centaine de postes au département des ressources humaines, Google a donc révélé l’arrêt de quelques-uns de ses services. C’est ainsi que Google Video et Notebook ne seront plus développés, de même que les moins célèbres Jaiku, Dodgeball et Catalogs.
Il ne sera donc plus possible d’uploader de nouvelles vidéos sur Google Video, qui n’avait plus vraiment de raisons d’être depuis le rachat de YouTube. Pour ce qui est de Notebook, le service ne sera plus amélioré et les inscriptions sont fermées. Jaiku, un concurrent de Twitter, ne sera plus développé mais ses sources devraient passer sous licence libre (Apache 2.0) au printemps prochain. Dodgeball et Catalogs devraient, eux, fermer leurs portes.
C’est une petite trahison de ses milliers d’utilisateurs que vient d’opérer la firme de Moutain View, pour des raisons purement économiques. L’entreprise, déjà attaquée pour son manque de transparence et son stockage des données privées concernant les internautes est une fois de plus mise à mal et subit, comme toutes les entreprises, les conséquence de la crise. La communauté du logiciel libre peut néanmoins se réjouir de la libération de Jaiku. Comme quoi, le malheur des uns fera toujours le (certes très limité) bonheur des autres.


jan 17 2009

IE versus UE

La commission européenne a envoyé jeudi à l’entreprise Microsoft une lettre de griefs dans laquelle elle accuse la firme de Redmond d’abuser de sa position dominante en intégrant Internet Explorer à Windows. Cette lettre arrive au terme d’une année d’enquête, ouverte notamment suite à la plainte d’Opera Software (l’entreprise qui développe le navigateur Opera). La commission dénonce donc cette « vente liée », selon ses propres termes, qui incite, de façon « artificielle », les développeurs à s’adapter au navigateur de Microsoft, toujours d’après la commission.
L’entreprise américaine a huit semaines pour répondre, et peut venir défendre son dossier devant les experts européens. En tous les cas, le groupe risque une forte amende, d’autant plus qu’il est récidiviste ; il a en effet déjà été condamné en 2004 (peine confirmée et alourdie en 2007) pour des faits similaire. À l’époque, c’est la vente liée du lecteur MediaPlayer qui lui était reprochée, et l’amende finale s’élevait à 1,676 milliard d’euros.
C’est un nouveau coup dur porté à Microsoft par l’Union Européenne, qui risque d’ailleurs de n’être qu’un début. L’enquête de la commission comporte en effet un deuxième volet qui s’intéresse aux informations que fournit l’entreprise américaine à ses concurrents, et pourrait mettre en cause d’autres produits phares tels que la suite Office, qui n’est effectivement pas un modèle d’interopérabilité.
Cette nouvelle tombe alors qu’Internet Explorer est dans une situation de plus en plus difficile, devant faire face à la montée en puissance de FireFox, lequel lui est de plus en plus préféré. La nouvelle est somme toute une bonne nouvelle pour le logiciel libre et la confirmation de la position de la commission sur le sujet de la vente liée ne peut être que saluée.


jan 16 2009

De l’esprit des rois

« Il y a dans, chaque État, trois sortes de pouvoirs : la puissance législative, la puissance exécutrice des choses qui dépendent du droit des gens, & la puissance exécutrice de celles qui dépendent du droit civil.
Par la première, le prince ou le magistrat fait des lois pour un temps ou pour toujours, & corrige ou abroge celles qui sont faites. Par la seconde, il fait la paix ou la guerre, envoie ou reçoit des ambassades, établit la sûreté, prévient les invasions. Par la troisième, il punit les crimes, ou juge les différends des particuliers. On appellera cette dernière la puissance de juger, et l’autre, simplement la puissance exécutrice de l’État.
Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques, pour les exécuter tyranniquement.
Il n’y a point encore de liberté, si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative & de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pourvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire : car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d’un oppresseur.
Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, & celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. »

C’est en ces termes que Montesquieu défendait la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, seul moyen de garantir la démocratie et la liberté.
Dans notre République, le pouvoir exécutif appartient au Président, au Premier Ministre et à son gouvernement. Dans le cas présent, Sarkozy musèle complètement le gouvernement, supplante partout et tout le temps le Premier Ministre et les Ministres, tant et si bien qu’en l’état actuel, le pouvoir exécutif n’est qu’aux mains de notre omniprésident.
Le pouvoir législatif, ensuite, est lui théoriquement l’apanage du Parlement (que constituent l’Assemblée Nationale et le Sénat). Seulement voilà, depuis quelques jours a commencé l’examen par ladite Assemblée Nationale d’un projet de loi organique visant à contrôler totalement les députés (temps de parole plus contrôlé, droit d’amendement bafoué, et j’en passe), faisant passer cette institution déjà bien contrôlée par l’Elysée sous un joug encore plus féroce de l’exécutif, et donc du président.
Enfin, le pouvoir judiciaire aux yeux bandés appartient lui aux juges, indépendant de l’État. Le hic, c’est que notre omniprésident (encore lui), à défaut d’omniscience, est en quête d’omnipotence et a décidé, tout comme il l’avait fait pour la suppression de la pub sur france télévision, de supprimer les juges d’instructions, indépendants, pour les remplacer par des juges de l’instruction… complètement à la botte de l’État. Ces derniers dépendraient en effet du ministère de la justice, et donc du gouvernement, et donc de notre Président.
En conclusion, notre président contrôle totalement l’exécutif, musèle le législatif et tend à s’emparer du judiciaire. En plus de cela, l’ami des grands patrons de journaux qu’il est, en plus de la récente loi sur l’audiovisuel public, remettent grandement en question l’indépendance des médias, que l’on peut de nos jours qualifier de « quatrième pouvoir ».
Point d’espoir cependant, le Sénat a largement amendé le texte de la loi sur l’audiovisuel, atténuant un peu la prise de contrôle elyséenne en jouant pleinement son rôle de contre-pouvoir.


jan 1 2009

Bonne année 2009 !

Bonne année !

Geekscote bonnes résolutions