« Je suis venu vous parler de la France »

La convention d’investiture du candidat désigné par les Primaires, François Hollande, s’est tenue ce samedi à la halle Freyssinet, dans le treizième arrondissement de la capitale. Rassemblés autour des six anciens prétendants, ce sont près de quatre mille militants et sympathisants socialistes et radicaux venus de toute la France qui ont acclamé l’homme à qui les Français ont confié la lourde mais belle tâche de faire gagner la Gauche l’an prochain. J’étais parmi ces militants, dans l’ambiance chaleureuse à la fois grave et joyeuse de cette halle saturée d’espérance, en plein cœur d’une ville grelottante saisie par les froides brumes automnales.
Quand six heures s’inscrivirent en lettres vertes sur le cadran de mon réveil, il faisait encore nuit. Le brouillard régnait en maître sur Strasbourg, diffusant l’éclat blafard des réverbères qui prenaient de la sorte une lugubre allure. C’est à cet instant que la mélodie stridente se déclencha, déchirant les brumes de mon sommeil et m’arrachant à la chaleur de ma couette. À sept heures, je devais être à la gare : nous étions le samedi 22 octobre, six jours après le dernier tour des Primaires, cent quatre-vingt dix-sept avant les élections présidentielles ; aujourd’hui, nous allions franchir la première des marches qui nous séparent encore de l’Élysée. Traversant des rues désertées en ces heures matinales, partagé entre l’enthousiasme et l’appréhension, je marchai vers la gare. Là-bas, j’y retrouvai mon père qui conduisait (heureuse coïncidence) le TGV qui devait me faire gagner Paris.
Nous arrivâmes aux alentours de neuf heures et demi, sans avoir rencontré le moindre souci. La traversée d’une moitié de France n’avait eu guère d’effet sur les températures toujours frigorifiques, ce qui ne put que profiter à l’heureux cafetier chez qui j’allai bien vite chercher le réconfort d’un bon chocolat chaud. J’apprécie d’ordinaire flâner dans ces grandes métropoles, et la compagnie de mon père fît office de guide (certes précaire !), lui que la conduite de ses longs serpents de ferrailles obligeait parfois à rester là de longues heures, à attendre le prochain train qu’il doit mener en sens inverse. Cela dit, le froid glacial nous découragea bien vite ; nous allâmes dès lors manger dans un des nombreux fast-food de la capitale, où, comble du comble, nous traînassâmes un peu.
Mais déjà, l’horaire devenait contraignant : revenus en gare, je pris le métro. Il me fallait bien, pensais-je alors, une demi-heure pour rallier le point d’impact des milliers de trajectoires socialistes amorcées, comme la mienne, le matin même. Une petite vingtaine de minutes après avoir sauté dans ce lombric de tôle (et un changement de ligne plus tard), j’avais en fait déjà atteint mon objectif, où patientait un petit groupe clairsemé attendant l’ouverture des grandes grilles qui nous bloquaient. Saisissant l’occasion, comme elle le fait souvent, l’association Greenpeace distribuait des tracts appelant instamment le candidat Hollande à sortir du nucléaire, lui qui veut justement… sortir du nucléaire ! L’écologie (et en tout cas l’économie) aurait sans doute voulu que l’impression de tracts défendant une cause déjà entendue soit évitée…
Les portes, qui devaient d’abord s’ouvrir pour treize heures trente, le furent finalement un peu plus tôt, afin d’épargner à certains militants l’hypothermie qui les guettait, quoique la masse finalement constituée contre les grilles suffisait à nous réchauffer à l’image de ces manchots empereurs popularisés par le film de Luc Jacquet. Après une fouille rapide, que l’on doit au plan Vigipirate, mesure d’exception devenue tristement la norme par la force du temps, nous pouvions tenter d’entrer au cœur de la halle qui nous accueillait ; j’écris bien tenter tant l’informatique, parfois, s’obstine à nous mettre des bâtons dans les roues. La pauvre hôtesse dut en effet batailler ferme avec son lecteur de code-barre pour qu’il accepte de lire certains codes récalcitrants. Par chance, le mien passa plutôt bien ; je récupérai donc mon badge et pus m’asseoir rapidement. Je devais toutefois me contenter d’une place de la moitié arrière, n’ayant été assez prompt à m’inscrire.
L’attente fût longue jusqu’après quatorze heures trente et le début de la convention, mais la musique était là pour attiser notre enthousiasme. Peu à peu, les travées s’emplirent de femmes et d’hommes de tous les âges et tous les horizons. Mon voisin de droite devait à peine dépasser les vingt-cinq ans, celui à ma gauche, handicapé, murmurait à lui-même les noms de nos grands hommes qui paraissaient à l’écran. En quelques dizaines de minutes, les rangées de chaises rouges et blanches sur lesquels les organisateurs avaient pris soin de déposer, là un drapeau du Parti socialiste, ici un drapeau français ou européen, furent pleines. Et le temps des cerises succéda à People have the power…
Puis enfin, le premier secrétaire fédéral de Paris, Rémi Féraud, ouvrit le bal par une brève intervention au cours de laquelle il revint sur le succès de nos Primaires, avant de céder sa place à la présidente du MJS. Laurianne Deniaud, à quelques dizaines de minutes du discours de François Hollande venu nous parler de la France, évoqua quant à elle ce rêve français qu’il s’est promis de ré-enchanter. Sur le quai d’une gare du Man, une fille quittait sa famille pour aller étudier à Paris ; voilà ce rêve français que le prix des études, les sacrifices imposés aux familles, la violence sociale, ou encore les discriminations ont brisé. Bien plus que n’importe quel triple A, « ce qui fait la force de notre pays, c’est qu’un jour il a dit au monde entier que les hommes naissaient libres et égaux ». C’est par ces mots que le MJS et sa présidente assurèrent leur engagement total derrière notre candidat dans le difficile combat contre la droite qui s’annonce.
Puis l’instant pris soudain une tournure solennelle, avec l’arrivée à la tribune de la Haute Autorité des Primaires citoyennes, venue proclamer les résultats. À l’annonce, acclamée par la foule toute entière, de la victoire de François Hollande par Jean-Pierre Mignard, le visage de celui qui, désormais, est notre candidat à tous, s’est construit sur l’écran géant. C’est à cet instant que les quatre prétendants malheureux, la première secrétaire et François Hollande rejoignirent ensemble leur place, traversant une foule qui les accueillit par des vivats.
Martine Aubry est la première des six à s’exprimer, en tant que Première secrétaire, afin de « sonner la mobilisation générale derrière François ». Saluant l’historique conquête par la Gauche du Sénat, elle déclencha la ferveur des militants ici rassemblés, qui entonnèrent spontanément, comme autant du supporter d’un nouveau genre, « on est au Sénat » sur l’air de « on est en finale », non sans susciter l’amusement étonné du nouveau président de la Haute assemblée ! La ligne est claire : c’est le changement. Et son nom est désormais connu : François Hollande. Prenant alors la défense du rêve français cher à François Hollande, celui de la République française, du progrès pour tous, tant mis à mal par l’actuel locataire de l’Élysée, elle conclut son intervention par ces mots : « tout est prêt pour que le prochain président de la République s’appelle François Hollande ! »
Vinrent ensuite les quatre autres candidats. Chacun disposait de cinq minutes ; tous, allègrement, prirent la parole plus de dix minutes ! À commencer par Jean-Michel Baylet. Le leader des radicaux de gauche exprima d’abord, comme chacun le fit par la suite, sa grande satisfaction quant au déroulement des Primaires et l’espoir qu’elles suscitent. Soulignant la nécessaire synthèse des idées des différents candidats, il assura François Hollande du soutien indéfectible de son parti et de lui-même. Avec son accent chantant, Jean-Michel insista sur le rassemblement de la Gauche avant de conclure en invitant les militants présent à venir chanter, en mai prochain, le temps des cerises sur les marches d’un palais de l’Élysée qui aura, alors, changé de propriétaire.
Puis ce fut au tour de Manuel Valls d’exprimer, dans un discours empreint d’une certaine gravité, ce qu’est vraiment une investiture. Loin d’être une victoire, cette convention constitue plutôt le début d’un chemin long et exaltant, à l’occasion de laquelle notre confiance a été placée entre les mains d’un candidat. L’aventure passionnante des primaires, socle de la campagne, s’achevait ; c’est alors à l’ensemble des Français que nous invita à s’adresser Manuel. Critiquant l’exercice sarkozyste du pouvoir qui se résume, en fait, à sa conquête ; et constatant l’échec en matière de sécurité de celui qui s’en voulait le candidat, le député-maire d’Évry conclut par des phrases aux accents jauressiens en invitant à la reconstruction de la République, aux côtés de François Hollande.
L’ex « candidat de la démondialisation », ainsi que le baptisèrent bien des médias, grimpa alors à la tribune, où il démontra une nouvelle fois son talent oratoire. Le député de Saône-et-Loire se réjouit en premier lieu de ces primaires qu’il a tant défendues, et qui marquent un renouveau du Parti socialiste. Bien loin des divisions souvent promises, elle s’avérèrent en fait un réel processus de rassemblement et mirent, enfin, les idées en avant. Le projet socialiste constituait des fondations sur lesquels ces débats sont venus se poser tels les étages d’une maison. Arnaud y voit ainsi un nouvel Épinay ; un Épinay citoyen. Il s’attaqua ensuite à une droite très critique, qui organise même des caricatures de jeu télé pour tenter de discréditer le projet socialiste, alors qu’elle n’en a aucun. Se félicitant qu’enfin s’interrompe, avec la crise, une glissade des socialistes vers le libéralisme, il proposa de refonder les règles du jeu, se réjouissant des ponts jetés par François Hollande entre leurs deux projets complémentaires lors de sa lettre de l’entre-deux-tours. Exprimant sa confiance et son soutien total au candidat désigné, Arnaud finit par ces mots : « la Gauche a tant à écrire dans le roman national ; c’est toi, François, avec nous, qui tient la plume ; nous t’y encourageons et nous sommes heureux de t’entourer ! »
Enfin, Ségolène Royale monta sur scène, endossant pour un temps les habits de porte-parole de ces Français, rencontrés durant la campagne, à qui le pouvoir a tout pris. La tâche qui nous attend, jugea-t-elle, est immense ; il nous faut changer un système où l’argent décide de tout. Il nous faut, en fait, replacer l’Humain au-dessus du cynisme de notre système financier. Reprenant les mots de François Mitterrand, qui affirmait que « lorsque la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde », Ségolène s’engagea à faire ce tour du monde aux côtés de François et avec tous les autres. Puis c’est à la droite qu’elle s’en prit, elle qui ne dispose que de deux armes : la mauvaise foi et le dénigrement. Face à cette droite qui va tout faire pour masquer son bilan désastreux, Ségolène promit de rendre coup pour coup.
Le discours de l’ancienne candidate achevé, les lumières s’atténuèrent et le clip d’anniversaire du 10 mai 1981 fit résonner la halle Freyssinet. La foule des militants, parcourue de frissons, accueillit par une gigantesque ovation la demande, par Robert Badinter à l’Assemblée nationale, de l’abolition de la peine de mort en France. Les applaudissements reprirent de plus belle à l’énoncé des conquêtes de la gauche ; CMU, 35 heures, radios libres, peine de mort abolie, et j’en passe…
Immédiatement ensuite, porté par ces applaudissements nourris, François Hollande rejoignit la tribune, acclamé par une foule qui semblait ne plus vouloir interrompre ses vivats.
Dès la première phrase, notre candidat donne le ton : c’est bel et bien de la France qu’il est venu nous parler. Se réjouissant de cette page des primaires que la convention d’investiture vient tourner, il entreprend de décrire son rêve français tant mis à mal aujourd’hui. Et à ceux, à droite en particulier, qui lui reprochent ce rêve, il répond en citant de Gaulle : « les gens veulent que leur histoire leur ressemble ou au moins qu’elle ressemble à leurs rêves. » Et notre porteur de rêve de poursuivre en parlant, aussi, un peu de lui. Il décrit à la foule son parcours, la genèse de son engagement. Il narre à ceux qui lui ont accordé leur confiance son histoire qui se confond si bien avec celle de la Gauche. Convoquant tour à tour les piétons de mai 68, qui avaient la tête dans les étoiles ; les grandes figures de la Gauche, Jaurès et Blum en tête ; celles de la République, à l’image de Jules Ferry, il s’inscrit comme l’héritier d’une bien riche Histoire, qu’il compte bien faire fructifier dès le moi de mai prochain…
« Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent », disait Churchill, et le contexte chaotique dans lequel notre pays est projeté rend la victoire prochaine plus cruciale encore. François l’explique avec la gravité due à de telles conditions et constate, face à nous, la présence d’un président qui ose se parer d’expérience. Quelle prétention ! Celui qui n’a rien su faire face à cette crise en tirerait un argument pour sa réélection ? Notre candidat décèle là, non sans clairvoyance, l’arrogance propre aux conservateurs qui seraient, pensent-ils, nés pour commander, et servir le marché. « La droite compte sur la crise pour se sauver, résume François Hollande ; les Français, eux, comptent sur la Gauche pour les sauver de la crise. »
Alors nos adversaires, dépourvus d’autres armes qui seraient des idées ou un projet, cherchent à susciter la peur sur les conséquences de notre arrivée au pouvoir. Ce n’est plus la menace des chars de l’armée rouge sur la place de l’étoile que brandissent désormais nos contradicteurs, mais la perte d’un triple A qu’eux-même peinent, aujourd’hui, à conserver, au point de nous accuser d’en être responsables avant même que nous ne prenions les rênes de l’État ! Bien pire, ces méthodes jettent un discrédit dramatique sur la parole politique ; trouble qu’aggravent encore les affaires de corruption que l’on sait. Plus que jamais, comme le propose François, il est temps de changer de président.
C’est alors que notre champion décline ses quatre principes ; quatre principes simples qu’il veut pour guides de son action : la vérité, parce que les Français en ont assez des lendemains qui déchantent ; la volonté, nécessaire « pour désigner les responsables, affronter les coupables et mettre un terme aux dérives de l’argent » ; la justice, car l’impôt n’est acceptable que s’il est justement réparti ; et l’espérance, puisqu’il est dans l’ADN de la Gauche de refuser la résignation, la fatalité et le découragement. La voie balisée par ces principes, il propose trois grands pactes pour la France dont il vient nous parler.
Le premier est le pacte productif, condition de la croissance. Il nous faut, déjà, mettre la finance au pas. Ce pacte consiste à produire mieux pour renouer avec une croissance respectueuse tant de l’environnement que du travail. Il repose donc sur la connaissance, la formation, la recherche et l’investissement. Il consiste, aussi, à affirmer clairement que la France n’a pas vocation à demeurer l’idiot utile du village global dont parlait Arnaud. La réciprocité et le respect de l’environnement et des droits du travail doivent présider aux échanges ; c’est cela, le juste échange que nous prônons.
Le deuxième pacte est le pacte éducatif ; celui qui fait de la jeunesse une priorité. Face au chômage de masse et à la grande précarité qui frappent nos jeunes, François propose l’embauche de 60 000 enseignants et professionnels de l’éducation supplémentaires durant le quinquennat, une refonte des conditions de travail, une réforme des rythmes scolaires, ou encore le rétablissement de la formation des professeurs. Il défend aussi, au-delà de l’éducation mais toujours s’adressant à la jeunesse, les emplois d’avenir qui ont tant fait jaser, et aussi le contrat de génération qui profitera à ceux, aux bouts de la chaîne, qui sont d’ordinaire rejetés par le système.
Le troisième pacte, enfin, c’est le pacte démocratique. Depuis bientôt cinq années, la République a été maltraitée, et nos institutions dévoyées. En fait de République irréprochable, Nicolas Sarkozy fut le président d’une République irresponsable ; voire, parfois, irrespirable. Alors il nous faut une République exemplaire, ce qui passe par la réforme du statut pénal du chef de l’État, une République moderne où l’on met fin, enfin, au cumul des mandats, et une République contractuelle, où se développe la démocratie participative, car un homme, même élu par une majorité de Français, ne peut pas décider de tout, pour tous, tout seul.
François Hollande évoque ensuite la place de la France dans le monde et son rôle majeur dans la construction européenne qu’il faut à tout prix relancer, à l’heure où l’Union européenne n’est plus guère qu’une union de marché. La France a un message à transmettre au monde, un message de paix et de liberté : celui des droits de l’Homme.
Et François de conclure son fabuleux discours qui a, plus d’une heure durant, électrisé l’immense halle Freyssinet, par ces mots : « je vous donne rendez-vous avec la République ; je vous donne rendez-vous avec la France ! » Rendez-vous est pris avec cette France dont il nous a si bien parlé… Pendant de longues minutes, les militants, debout, l’ovationneront : c’en était donc fini de la Primaire. Cette convention d’investiture marquait une étape, et le combat contre les forces de la droite, les forces de l’argent, les forces de la haine, pouvait enfin commencer…
Je restai assis encore quelques instants, tandis que les rangs se vidaient. Partout autour de moi, les militants portant fièrement le badge « Ensemble avec François Hollande » arboraient le même sourire d’une joie contenue, mêlée d’espoir et d’envie d’en découdre. Je repensai à cet homme, à quelques sièges de moi seulement, la quarantaine et les traits marqués, je le devinai, par la rudesse de son travail ; cet homme qui applaudissait à tout rompre durant chacun des discours et qui, je ne saurais précisément dire à quel moment, laissa même quelques larmes s’écouler sur ses joues. Je repensai aussi à ces visages saisis par les réalisateurs, où les yeux bien souvent brillaient. Et je mesurai à l’émotion soulevée l’ampleur de la tâche qui nous attend, et l’immense espoir du peuple de Gauche que nous ne devrons pas décevoir.
C’est alors que je sortis. Le brouillard qui, le matin même, glaçait encore les rues de la capitale, s’était estompé. On pouvait, désormais, voir le ciel bleu lorsqu’on levait les yeux. Quelques militants étaient là, dehors, à discuter entre eux ou à appeler leurs amis. Je rencontrai ici une autre Mosellane, Aurélie Filippetti, qui me fit part de sa grande émotion. Nous discutâmes un peu de droit d’auteur à l’ère du numérique, puis je m’en allai, laissant derrière moi ce fragment de campagne encore effervescent. Dans le métro à destination de la gare de l’est, je croisai çà et là encore quelques porteurs du badge de la convention. À mon arrivée, je retrouvai mon père quelques minutes, avant de grimper dans le TGV qui me fit regagner Strasbourg.
Je retrouvai ma ville, laissée le matin même aux ténèbres nocturnes, pareillement drapée dans les voiles de la nuit. Mais les lumières avaient un éclat différent. Dans le ciel, quelques étoiles brillaient. Peut-être le brouillard s’était-il simplement quelque peu dissipé ? Je crus voir au contraire dans ces nouveaux éclats l’amorce d’un ré-enchantement ; comme un symbole de l’espoir ré-insufflé aux cœurs des milliers de militants qui avaient pris comme moi le chemin de Paris, par celui qui donne désormais son nom au changement : François Hollande.
14 novembre 2011 à 15:37
Je vais copier sur Aurélie, Bravo !