La Chine un peu trop clean
Depuis le 8 août, date de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin, les journalistes remarquent de nombreux mensonges et, pire encore, des tricheries du côté chinois. Qu’est-ce qu’ils ne feraient pas pour impressionner le monde !
Tout commence lors de la cérémonie d’ouverture. Les organisateurs de cette mascarade avaient choisi une petite fillette de 7 ans, Yang Peiyi, pour chanter l’« Ode à la Patrie ». Sa voix a effectivement résonné au cœur de l’immense nid d’oiseau, et il faut avouer qu’elle chantait bien. Cependant, elle n’était pas assez belle, pas assez parfaite pour « l’image de [leur] musique nationale » (dixit le directeur musical de la cérémonie), alors ils l’ont remplacée par une autre fillette de 9 ans, Lin Miaoke, qui chantait en play-back sur la voix de Yang Peiyi. C’est pour l’« Intérêt national » (directeur musical de la cérémonie)…
Incroyable, mais il y a mieux. D’après le Telegraph, les images de feux d’artifices diffusées aux milliards de téléspectateurs le 8 août ont été retouchées par ordinateur. Elles auraient apparemment été enregistrées à l’avance afin que les Chinois y insèrent des images de synthèse.
Et vous n’êtes pas aux bouts de vos surprises ! Afin de garantir un temps optimal, la Chine a demandé à son très officiel bureau pour la modification de la météo de tirer des roquettes dans les nuages, afin d’éviter les orages. Le parti communiste chinois vivrait mal une annulation d’épreuves dans ses olympiades qu’il rêve impeccables, mais aujourd’hui 14 août, malgré les 1 104 roquettes tirées à partir de 21 sites de lancement pékinois depuis le début des jeux, de nombreuses épreuves ont été annulées, comme l’aviron. On connaît désormais l’inutilité de cette arsenal de guerre contre les orages, mais on ne connaît pas son impact sur l’environnement, qui pourrait bien être désastreux.
Pire encore, de nombreux journalistes rapportent être victimes de la police chinoise, qui gênerait leurs reportages. Hier matin, un journaliste britannique a ainsi subit ce qu’il faut bien appeler une agression (lui même parle de « véritable agression ») de la part des autorités locales, alors qu’il tentait de couvrir une manifestation pro-tibétaine.
Mais le summum de la mauvaise foi réside dans une réelle tricherie des chinois. Alors que l’âge minimum requis pour participer aux épreuves de gymnastique est de 16 ans, la Chine a usé de fraudes pour inscrire des athlètes surentraînées âgées de 14 ans. Ce comportement confirme bien l’idée de la délégation de la RPC, résumée par la devise de son équipe de tir à la carabine : « mourir pour la lutte pour l’or plutôt que survivre pour seulement participer ». Il est beau, l’esprit olympique.