avr 14 2011

Laïcité

Élysée

Nicolas Sarkozy n’a, décidément, rien compris à la Laïcité. En 2007, en tant que chanoine de Latran, il déclarait quelques mois à peine après son élection que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». Et déjà ces mots dans sa bouche fleuraient la récidive : ministre de l’intérieur, il avait en effet semé le trouble en se déclarant favorable à un « financement national des grandes religions ». Il n’aura fallu attendre que cent ans pour qu’on remette en cause avec une telle force au plus haut sommet de l’État ce joyau français qu’est la Laïcité. Bien entendu, des voix se sont élevées ; telle cette tribune parue dans Libération en 2008 et qui s’inquiétait d’une « remise en cause violente et globale » de la Laïcité. Mais c’était là le début d’un long travail de sape. À Riyad, en 2008, Nicolas Sarkozy prêtait à Dieu le rôle d’unificateur des cultures méditerranéennes ; la même année, recevant Benoit XVI à Paris, il ne vit que le Christ dans la longue Histoire de France. Et le chef de l’État de défendre une « laïcité ouverte », ou tantôt, selon l’humeur, une « laïcité positive », effarante définition d’un concept forcément négatif ainsi vidé de sens.

Nombre d’intellectuels, comme Catherine Kintzler ou Henri Peña-Ruiz, s’indignent de telles inepties sur un principe pourtant fondamental de notre République ; ce qu’il reste de Ferdinand Buisson ne manque sans doute pas de se retourner dans sa tombe. La vision qu’a notre président de la Laïcité est à ce point grotesque que même certaines institutions religieuses (et c’est un comble) ne s’y reconnaissent pas : le Crif compare le pseudo-concept de « laïcité positive » à un « slogan », son président rappelant son attachement fort à la loi de 1905 qui fait partie, selon les propres mots de monsieur Prasquier, du « génie de la France » ; l’Observatoire chrétien de la Laïcité jugeant pour sa part le discours de Latran « effarant ». En même temps, qu’attendre d’autre d’un président pour qui l’Histoire de France se borne à ses « racines chrétiennes », comme si la Révolution n’avait pas eu lieu, comme si la Gaule n’avait jamais existé, comme si d’autres croyances n’avaient jamais pris place dans un pays qui semble à ses yeux être depuis toujours la fille aînée de l’Église devant le demeurer. Et comme si, surtout, on pouvait aussi simplement résumer notre Histoire au fait religieux en négligeant le reste, comme si durant une « époque chrétienne » tout a été chrétien sans qu’il n’y ait rien d’autre. Prétendre que la France a des racines chrétiennes est ridicule : « L’Europe, écrit Paul Veyne cité largement au précédent lien que je vous recommande vivement, n’a pas de racines, chrétiennes ou autres, elle s’est faite par étapes imprévisibles, aucune de ses composantes n’étant plus originales qu’une autre. Elle n’est pas préformée dans le christianisme, elle n’est pas le développement d’un germe, mais le résultat d’une épigénèse. Le christianisme également du reste. » Certes, c’est indéniable, il y a eu un fait chrétien ; certes ce fait a été puissant au point de faire de la religion catholique une religion d’État dont le Dieu conférait leurs pouvoirs aux monarques de droit divin, certes ce fait appartient à l’héritage historique et culturel français, sans en être toutefois (c’est peu de le dire) l’exclusive composante, mais la République française n’est pas chrétienne : elle est laïque. Elle ne doit pas s’enfermer dans des racines noueuses qui ne sont qu’illusoires mais doit au contraire se projeter vers l’avenir, forte de la diversité acquise au cours du temps. Notre chef de l’État a une vision partielle et partiale de l’Histoire par laquelle il entend défendre sa vision, de fait biaisée, de la Laïcité.

La loi de séparation des Églises et de l’État adoptée à l’initiative du socialiste Aristide Briand en décembre 1905, soit une vingtaine d’années après que Jules Ferry a mis sur pieds l’école laïque, est une pierre angulaire de notre République. Elle dispose l’évidente nécessité, dans un pays qui fut déchiré par les guerres de religions et qui sortait à peine des tourments de l’affaire Dreyfus, d’une séparation stricte des sphères religieuse et publique. Loin d’être anticléricale, loin de s’attaquer aux croyants, elle est au contraire une œuvre de paix. Tout en assurant la liberté de conscience et en garantissant le libre exercice des cultes, elle établit que la République « ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », jetant les bases de notre Laïcité. Cette séparation pacificatrice du religieux et de l’État, c’est cela que méconnait notre président à longueur de discours ; cela que méconnait l’homme qui n’appréhende la France qu’au travers de prétendues racines chrétiennes qui guideraient nos pas.

Il y a quelques jours, sans doute inspirés par les thèses de leur chef, les ténors de l’UMP se réunissaient en conclave pour débattre de cette Laïcité que leur mentor hait tant. Se proposant d’abord de discuter, comme on le ferait au comptoir d’un bar mal famé, d’Islam mal adaptée à notre République, à l’occasion d’une nouvelle campagne de haine libérée comme avait pu nous en offrir Eric Besson et son identité nationale qui fit flop, le parti présidentiel dut finalement, devant les critiques qu’il essuyait jusqu’en son sein, se rabattre sur la Laïcité à traiter en deux heures. Et presque sans responsable des grandes religions, pour la simple et bonne raison qu’ayant vu clair dans son bien trouble jeu, les principaux représentants des diverses confessions de notre pays signaient ensemble, fait historique, une tribune pour dénoncer ce débat nauséeux.

Et l’on apprend maintenant grâce à Médiapart qu’à la demande de l’Élysée, quelques étudiants juifs pourront passer hors des sessions normales, durant des séances nocturnes « secrètes », les concours d’entrée à certaines grandes écoles (Mines-Ponts, Supélec et Centrale), les sessions ordinaires se déroulant durant la Pâque juive. Le coup porté à la Laïcité est rude et, n’ayons pas peur des mots, c’est l’une des plus grandes fautes du mandat de Nicolas Sarkozy. Loin des déclarations de façade, loin de l’image sans cesse construite par la communication, cette fuite d’une décision censée rester secrète révèle le fond de la pensée de notre président.

Cette faute est triple. D’abord, comme je l’ai dit, parce qu’il foule là du pied un principe de Laïcité déjà tant maltraitée et qu’il s’y attaque maintenant en actes, et non plus seulement par d’ineptes discours, parachevant son œuvre de sape alors même que les caciques de l’UMP, au sortir de leur débat, prétendaient être d’ardents défenseurs de la Laïcité. Il en donne, de la sorte, une image à géométrie variable, bonne lorsqu’il s’agit de stigmatiser le musulman qu’il s’est choisi pour bouc émissaire, mauvaise lorsqu’elle empêche les amis de ses amis de passer leurs concours. Ensuite parce que cela révèle l’exercice sarkozyste du pouvoir, tel qu’il est lorsqu’il ne se pare pas d’habillage médiatique, tel qu’il avait aussi déjà pu être observé à l’occasion de la mise en place du bouclier fiscal : c’est-à-dire, le privilège de ses amis, et ici, en l’occurrence, de Haïm Korsia, aumônier général de l’armée de l’air et proche du président qui, selon le Point, l’avait personnellement appelé à ce sujet. Enfin, parce que cela bafoue l’Égalité républicaine de traitement qui devrait régner entre tous les candidats, faisant ainsi planer un sérieux risque juridique sur ces concours. Nicolas Sarkozy, au travers de cette décision, bafoue la Laïcité, prouve une fois encore qu’il exerce le pouvoir pour ses intérêts propres et ceux de ses amis, et méconnait les lois et principes de la République au point de faire courir le risque d’une annulation des concours. En cela, son comportement est lourd de sens.

L’Europe n’a pas de racines, chrétiennes ou autres, elle s’est faite par étapes imprévisibles, aucune de ses composantes n’étant plus originales qu’une autre. Elle n’est pas préformée dans le christianisme, elle n’est pas le développement d’un germe, mais le résultat d’une épigénèse. Le christianisme également du reste.

jan 16 2009

De l’esprit des rois

« Il y a dans, chaque État, trois sortes de pouvoirs : la puissance législative, la puissance exécutrice des choses qui dépendent du droit des gens, & la puissance exécutrice de celles qui dépendent du droit civil.
Par la première, le prince ou le magistrat fait des lois pour un temps ou pour toujours, & corrige ou abroge celles qui sont faites. Par la seconde, il fait la paix ou la guerre, envoie ou reçoit des ambassades, établit la sûreté, prévient les invasions. Par la troisième, il punit les crimes, ou juge les différends des particuliers. On appellera cette dernière la puissance de juger, et l’autre, simplement la puissance exécutrice de l’État.
Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques, pour les exécuter tyranniquement.
Il n’y a point encore de liberté, si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative & de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pourvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire : car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d’un oppresseur.
Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, & celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. »

C’est en ces termes que Montesquieu défendait la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, seul moyen de garantir la démocratie et la liberté.
Dans notre République, le pouvoir exécutif appartient au Président, au Premier Ministre et à son gouvernement. Dans le cas présent, Sarkozy musèle complètement le gouvernement, supplante partout et tout le temps le Premier Ministre et les Ministres, tant et si bien qu’en l’état actuel, le pouvoir exécutif n’est qu’aux mains de notre omniprésident.
Le pouvoir législatif, ensuite, est lui théoriquement l’apanage du Parlement (que constituent l’Assemblée Nationale et le Sénat). Seulement voilà, depuis quelques jours a commencé l’examen par ladite Assemblée Nationale d’un projet de loi organique visant à contrôler totalement les députés (temps de parole plus contrôlé, droit d’amendement bafoué, et j’en passe), faisant passer cette institution déjà bien contrôlée par l’Elysée sous un joug encore plus féroce de l’exécutif, et donc du président.
Enfin, le pouvoir judiciaire aux yeux bandés appartient lui aux juges, indépendant de l’État. Le hic, c’est que notre omniprésident (encore lui), à défaut d’omniscience, est en quête d’omnipotence et a décidé, tout comme il l’avait fait pour la suppression de la pub sur france télévision, de supprimer les juges d’instructions, indépendants, pour les remplacer par des juges de l’instruction… complètement à la botte de l’État. Ces derniers dépendraient en effet du ministère de la justice, et donc du gouvernement, et donc de notre Président.
En conclusion, notre président contrôle totalement l’exécutif, musèle le législatif et tend à s’emparer du judiciaire. En plus de cela, l’ami des grands patrons de journaux qu’il est, en plus de la récente loi sur l’audiovisuel public, remettent grandement en question l’indépendance des médias, que l’on peut de nos jours qualifier de « quatrième pouvoir ».
Point d’espoir cependant, le Sénat a largement amendé le texte de la loi sur l’audiovisuel, atténuant un peu la prise de contrôle elyséenne en jouant pleinement son rôle de contre-pouvoir.


déc 5 2008

Des rives

Aujourd’hui, les journaux reprenaient l’annonce faite par le président hier d’un plan de relance à 26 milliards d’euros. Argent qu’il tire « de la dette » ; des sous venus de nulle part. Et France 2 de retransmettre une partie du discours de Sarko, qui côtoie terriblement le logo 3637 du téléthon, niché en haut à gauche de l’écran. Ah le téléthon, quelle hypocrisie, illustrée par ce paradoxe même ! On demande en effet aux gens de financer la recherche au travers de dons, eux qui ne subissent pas la crise, eux qui ne subissent pas le chômage, eux qui ne subissent pas la chute du pouvoir d’achat. Et l’État, dans ce cas, n’a plus d’argent, plus d’argent pour des enfants qui meurent, alors qu’il déniche des milliards pour des banquiers vieillis et sans doute en meilleure santé… Mais notre prince de président ne se préoccupe pas plus des sans-logis, qu’il veut forcer à s’entasser dans des locaux sales et malfamés. Une bien drôle de façon de résoudre les problèmes, dont les détracteurs sans taxés d’« extrémistes des libertés ».
Afin d’asseoir sa monarchie, notre roi s’empresse aussi de faire voter la loi sur l’audiovisuel public, véritable fiasco parlementaire. Au terme d’heures de débats inutiles, l’article qui permet à Sarkozy de nommer le président de France télévision, et surtout celui qui lui permet de le révoquer, sont passés. L’ORTF est de retour, et avec elle la fin de l’indépendance des médias.
Mais il y a pire : la prison dès 12 ans. Rachida Dati continue de la sorte sa casse du service juridique, déjà bien entamée avec la réforme de la carte judiciaire. Et puis, on ne connait toujours pas l’identité du père de son fils (qui, vu comme c’est lancé, risque de se retrouver en taule à 6 ans).
Enfin, je ne peux m’empêcher d’évoquer les propos que le porte-parole de l’UMP a tenu en début de semaine sur Europe 1. Lefebvre a en effet évoqué la détection dès 3 ans des troubles du comportement des enfants. Une sorte d’écho aux propos de Sarkozy candidat, ou bien une folle envie de créer un société à la Minority Report, je ne comprends pas vraiment ce qui a poussé ce parlementaire à tenir des propos autant choquant que ceux-ci…


avr 27 2008

Perseverare diabolicum

En février, j’avais eu droit aux frasques agricoles d’un omniprésident campagnophobe ; je pensais avoir atteint un sommet de débilité elyséenne, mais non ! C’est à croire qu’à chaque fois que je pars, j’ai droit à quelque extravagance de notre petit monarque (ou bien ce n’est peut-être que quand je pars que j’ai le temps de me rendre compte de ces énormités présidentielles).

Cette fois, après le fumier et les vaches, Sarkoléon s’est adressé à la foule grognarde depuis son beau château, nous offrant une étrange prestation, à mi-chemin entre l’heure de vérité et au théâtre ce soir. « Je ne suis pas un roi », nous a-t-il dit. Non, c’est un empereur.
Après la fabuleuse affirmation de janvier (« Les caisses sont vides, bonne année »), il nous dit « J’ai pas de sous, le pétrole monte, c’est la crise des Bourses au niveau mondiale, c’est pour ça que je peux rien faire : c’est pas ma faute à moi. ». C’est risible ; l’argument mondial comme seul rempart, Sarkoléon le petit ferait-il dans le tragique ? Certes, la configuration actuelle n’est pas des plus confortable, mais quand on trouve je ne sais combien de milliards pour augmenter son salaire de façon exponentielle et financer le paquet-fiscal-pour-riches, on n’a pas le droit de se cacher derrière une situation économique désastreuse. Ça a au moins le mérite de clarifier l’ordre de ses priorités : d’abord lui, les riches ensuite… et que les pauvres travaillent (après tout, c’est bientôt l’été, les gens peuvent bien dormir dehors). De toute façon il ne peut rien faire (c’est pas sa faute, à lui). On constate ainsi une érosion du slogan populiste de Sarkozy candidat, qui ne tient plus qu’en deux mot : travaillez plus. Qu’on ne s’étonne pas que 72 % du vulgaire soir déçu.
Mais il a aussi dit des choses vraies : il a fait des erreurs. On n’avait pas attendu qu’il nous le dise pour s’en rendre compte, mais qu’il n’aille pas nous faire croire que ce ne sont que des erreurs de « communication »…
Et puis il y a le RSA. Sa seigneurie veut aider les pauvres, comme Robin des Bois. Pour ça, elle va leur donner de l’argent, comme Robin des Bois. Le problème, c’est qu’il est hors de question de voler aux riches (même de leur demander, d’ailleurs) ; contrairement à notre grand héros, notre petit président innove donc dans la bêtise en volant aux pauvres pour donner aux pauvres : vous ne voudriez pas le priver de sa Rolex, non mais !

Quatre-vingt dix minutes de pur bonheur (c’est qu’il est drôle dans la connerie, le bougre !), qui ne font cependant pas oublier une année calamiteuse pour le peuple (qui l’a élu, certes : c’est que les beaux-parleurs, ça embobine). Plus que quatre ans à tenir, diront certains. Mais finalement, quand on voit les licenciés de Gandrange, les expulsés victimes de la politique chiffrée d’Hortefeux, les travailleurs pauvres, les SDF, on aimerait bien dire à notre président : « Casse toi, pauv’ con ! ».

« Voici de l’or, viens, pille et vole,
Petit, petit. »

(Oui, je suis revenu ;) )


mar 1 2008

Et pendant ce temps là…

Il suffit que je parte pour que la semaine soit mouvementée ;

Tout commence par un magistral pied de nez au Times Magazine, qui faisait en novembre sa une sur la mort de la culture française : Marion Cotillard rafle en deux jours l’oscar et le césar de la meilleure actrice, un mois après avoir remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical. Et pendant ce temps là notre cher président, « emporté par la foule » du salon de l’agriculture, ne peut s’empêcher de se foutre du monde entier ; celui qui lors des dernières présidentielles ne s’était pas privé de faire remarquer à Mme Royal que le sang-froid est une qualité requise pour diriger l’État ne s’est pas privé, non plus, de perdre le siens en lâchant, tout en gardant le sourire, un « casse-toi, pauvre con » des plus puérils. Non, même devant les lecteurs du Parisien venus l’interviewer quelques jours après, il ne regrette rien…

Sur la toile, rien de bien mieux : L’AFDEL (une antichambre de Microsoft) lance un pacte similaire à celui du logiciel libre de Candidats.fr, le libre en moins, Olympe Network est à nouveau victimes de piratages, et comme je n’étais pas là, ce blog a dû être indisponible une bonne partie de la semaine dernière (mots de passes modifiés)…

Il y a bien sûr des bonnes nouvelles ; l’ouverture du Brainstorm Ubuntu, qui permet à tous de proposer et de voter pour des idées d’amélioration de notre distribution favorite (dans le style Dell Idea Storm) et la sortie de l’Alpha 5 d’Hardy, que je vais d’ailleurs m’empresser de tester !

Un moyen, s’il en fallait un, de vous annoncer mon retour !